Jusqu'alors, la discrimination en raison de l'origine n'avait pas à notre connaissance donné lieu à de nombreuses décisions.
Toutefois, en application des dispositions de l'article L. 1132-1 du Code du travail selon lesquelles "aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement [...], sanctionnée ou licenciée [...] en raison de son origine", la Cour d'appel avait considéré, qu'en l'espèce, aucun comportement discriminatoire ne pouvait être reproché à l'employeur. L'intéressé avait, d'une part, accepté le changement de prénom lors de son embauche ; d'autre part, au moment de la signature de son contrat, plusieurs de ses collègues s'appelaient également Mohamed.
Le changement de prénom n'était prétendument pas discriminatoire et l'intention de discriminer n'était donc pas caractérisée.
L'argumentation ne convainc pas la Cour de cassation qui décide que : "la circonstance que plusieurs salariés portaient le nom de Mohamed n'était pas de nature à caractériser l'existence d'un élément objectif susceptible de justifier" la discrimination.
Cabinet Capstan
Commentaire extrait de la revue Capstan, décembre 2009
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