Quelle caméra de surveillance pour particulier utiliser ?

caméra de surveillance

Pour protéger son logement contre les intrusions et le vol, l’alarme ne suffit pas dans bien des cas. L’ajout de caméras de surveillance apporte un réel bénéfice pour surveiller les grandes propriétés et les résidences secondaires. Comment faire le tri parmi les différentes offres en caméra de surveillance ?

Comment ça marche ?

Une installation de vidéosurveillance se compose d’un réseau de caméras placées à des endroits stratégiques : entrée principale, entrée côté jardin, portail, le long de la clôture, points de passage etc. Ces caméras sont reliées à une centrale enregistreuse (à domicile) ou à un moniteur de visualisation.   La consultation à distance ou à domicile peut se faire par vous-même ou par une société de sécurité.

L’installation peut se faire de quatre manières :

  • Factice : son rôle est de dissuader avec des fausses caméras. On peut la combiner avec des vraies pour diminuer le coût.
  • Locale : les appareils de surveillance renvoient l’image sur un ordinateur, un téléviseur ou un écran quelconque au domicile uniquement.
  • Mobile : les caméras connectées renvoient en temps réel les images filmées sur smartphone ou ordinateur, via une connexion ADSL ou 3G.
  • Mobile et locale : cette solution mixe les deux précédentes pour une protection complète et permanente.

Plus les caméras de surveillance extérieure sont pointues et connectées, plus elles sont chères. Le choix de l’une ou l’autre option dépendra de votre budget et du degré de protection souhaité. La version locale est bien pour débuter et protéger une résidence principale. Si vous n’êtes pas là quand le sinistre se produit, le système enregistre les vidéos qu’il faudra fournir à la police ou à l’assurance.

La version mobile offre plus de réactivité. Via des alertes sur votre application pour smartphone, vous pouvez voir en temps réel, grâce aux détecteurs de mouvement joints, si une personne s’introduit dans votre propriété. Cela vous permet de réagir rapidement avant qu’il ne soit trop tard.

Le système de vidéosurveillance n’est pas forcément relié à une alarme professionnelle. Pour les copropriétés par exemple, la vidéo servira à authentifier l’effraction et aidera la police à identifier les coupables après coup. On ne mettra pas d’alarme pour ne pas réveiller plusieurs centaines de logements.

Les critères de choix

Pour bien choisir sa caméra de surveillance, on comparera les modèles selon les éléments suivants :

  • Objectif : il détermine l’angle de vision de la caméra. Plus il est grand, plus le champ de vision est étroit et plus on voit loin (zoom) ; plus il est petit, plus le champ est large. Ils ont une taille allant de 2.5 mm à 100 mm.
  • Focale : la distance focale, exprimée en mm, représente la distance entre le foyer et le plan de formation de l’image (là où l’image « se fixe »). Lorsque l’on augmente la distance focale, le champ de vision est réduit (25mm : grand angle ; 50mm : standard).
  • Capteur d’image : Les capteurs CCD offrent une meilleure définition que les CMOS.
  • Luminosité (Lux) : elle se mesure en Lux, de 0 à 50 000 ; 0 correspondant à l’obscurité totale et 50 000 au maximum de luminosité atteignable. Le chiffre donné dans les caractéristiques d’une caméra est « à partir de ».

On prêtera aussi attention au degré de protection de l’appareil. Selon la disposition et le lieu, la caméra de surveillance devra être protégée contre la poussière ou contre l’eau. Un indice IP66 signifie que l’appareil est étanche à des projections d’eau de toute nature. IP67 protège contre une immersion temporaire, IP68 contre une immersion permanente.

Une caméra autonome est un dispositif sans fil, relié par Wifi ou autres ondes plus ou moins longue portée à l’enregistreur. C’est la solution la plus pratique dans les grands espaces. Cela évite de tirer des câbles. Très pratique pour les grandes résidences. C’est le même matériel utilisé pour les alarmes de chantier.