Comment bien comprendre le statut d’auto entrepreneur ?

statut d’auto entrepreneur

Le statut d’auto entrepreneur présente sont lot d’avantages, mais il est également soumis à un ensemble de règles qu’il importe de connaître afin de bien mener son activité. Comment créer ou mettre fin à votre entreprise personnelle, comment en tirer le meilleur et travailler dans de bonnes conditions ? Quelques pistes pour vous aider.

La création du statut d’auto entrepreneur, ce qu’il faut savoir

Il est très simple de créer son propre statut d’auto entrepreneur. Concrètement, vous n’avez pas à vous déplacer où que ce soit, puisqu’il vous suffit de vous en remettre aux services d’une société spécialisée telle qu’Espace-autoentrepreneur.com ou bien de vous rendre sur le portail des auto-entrepreneurs afin de remplir un formulaire en ligne.

Ce formulaire est essentiel afin que vous renseigniez l’ensemble des informations qui vous concernent vous et votre future activité professionnelle. C’est le moyen avec lequel votre centre de formalité des entreprises (CFE) vous sera associé, et grâce auquel vous recevrez votre numéro de SIRET. La réception du numéro de SIRRET vous autorise à démarrer réellement votre activité, c’est-à-dire à mettre vos produits et vos services en commercialisation, donc de proposer des factures à vos clients.

Les règles auxquelles cette structure est sujette

Comme toute structure, l’auto-entreprise est soumise à un certain nombre de réglementations. Mais contrairement à une SARL (Société A Responsabilité Limitée) ou une autre structure plus lourde en termes de règles juridiques, ces contraintes sont considérablement allégées. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil à Entreprise-et-compagnie.fr pour en savoir plus sur les différentes structures existantes.

En effet, là où une créer une SARL implique de rédiger des statuts juridiques complexes, d’avancer un capital social même symbolique et d’être au moins deux associés, le statut d’auto-entrepreneur répond à une gestion administrative, sociale et fiscale simplifiée. Cela est dû au fait que cette structure a été créée en 2009, en période de crise économique, et que l’objectif était alors de stimuler l’esprit d’entrepreneuriat des actifs français afin de dynamiser l’économie :

  • Les micro-entrepreneurs doivent conserver l’ensemble des factures et des devis qu’ils produisent dans le cadre de leur activité. Et ce, jusqu’à 10 ans après l’éventuelle clôture de leur activité afin qu’ils servent de preuve en cas de litige ou de contrôle fiscal.
  • En guise de comptabilité, ils doivent tenir un cahier de recettes mis à jour régulièrement. A cela s’ajoute un carnet d’achat s’ils effectuent des achats pour mener à bien cette activité.
  • Ils doivent déclarer leur chiffre d’affaires de manière mensuelle ou trimestrielle afin que leurs cotisations sociales et fiscales soient calculées. Ce chiffre d’affaires est limité à 70 000 euros dans le cadre d’activités commerciales, et à 170 000 euros dans le cas de prestations de services.

Les atouts d’une activité en free-lance

En contrepartie de ces quelques règles, le statut d’auto entrepreneur offre son lot d’avantages non négligeable. On peut ainsi citer :

  • La possibilité de cumuler une auto-entreprise avec une position dans la fonction publique ou un poste de salarié dans une entreprise privée. Un bon moyen de mettre en œuvre un projet professionnel sans risquer autant qu’avec une SARL, de tenter une reconversion professionnelle sans risquer de se couper de sa source de revenus, ou bien compléter ses fins de moins grâce à une activité secondaire.
  • L’exonération de TVA, qui permet aux micro-entrepreneurs de pratiquer des prix plus bas que leurs concurrents directs. Un avantage compétitif majeur, quel que soit le marché.
  • La possibilité de mettre fin à l’activité sans avoir à subir de délai de carence, donc de pouvoir rouvrir une micro-entreprise dès le lendemain, quel que soit le secteur choisi.