Les FinTech, un marché d’avenir peut en cacher un autre

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Les FinTech, un marché d’avenir peut en cacher un autre

Selon une étude publiée au 1er semestre 2019 par KPMG, les Fintechs, ces entreprises de technologies utilisées dans un contexte financier, sont en passe de devenir l’un des plus grands secteurs internationaux. Pour mieux comprendre ce marché en croissance exponentielle et bien choisir vos investissements, notre article résume les grandes lignes de ce vaste potentiel. Pour en savoir plus, le guide Fintech relate leur évolution et répond à toutes les questions.

Les Fintech, un marché de taille

Face à la crise de 2008 et aux difficultés rencontrées par les banques pour accélérer les transactions et limiter les frais, notamment à l’international, nombreux furent les ex- gourous de la finance à monter leur propre entreprise. On a alors vu apparaître des concepts inédits, dont certains connurent un élan quasi immédiat aux États-Unis, en Chine ou encore au Moyen-Orient. D’abord simplement axés sur la gestion d’opérations parallèles comme l’automatisation des tâches bancaires et la simplification de la comptabilité, certaines de ces start-ups ont percé très rapidement avec des idées ambitieuses, comme l’e-signature ou encore les comptes pros en ligne de la néo-banque Qonto.

 

La France, prudente, a d’abord tardé à accueillir sur ses marchés ces nouvelles entreprises entre organisme bancaire et génie de l’informatique mais accepte aujourd’hui la place des Fintech. On a pu observer un certain engouement dans l’hexagone pour les projets financiers numériques, les transactions cryptographiques, les plateformes de financement participatif, les systèmes d’affacturage et bien sûr, les banques en ligne.

 

Pourquoi cet élan soudain cette année ?

D’après KPMG, le marché des Fintech aurait levé 1,5 milliard d’euros en investissements depuis 2010, dont 354 millions rien qu’en 2019. Le nombre d’opérations réalisées aurait quant à lui doublé entre 2015 et 2019. L’explication est simple : les investisseurs ont besoin de confiance. En matière de technologie, celle-ci se traduit par deux facteurs : la durée de vie des entreprises, et le taux d’adoption de leurs produits. Certaines entreprises de la Fintech ont enfin fait leurs preuves, comme l’entreprise de digitalisation des opérations logistiques Wynd ou encore le fournisseur de cartes restaurants digitales LunchR, et les investisseurs n’ont de cesse de leur confier leurs deniers.

 

L’effet boule de neige

Les liquidités ainsi générées par les investisseurs et les Fintech permettent à leur tour d’accompagner de nouvelles start-ups, créant de mini écosystèmes qui se régénèrent mutuellement. On voit ainsi apparaitre de nouveaux secteurs dérivés de la Fintech, tels que l’Assurtech (les assurances santé exclusivement numériques comme Alan), de la Blockchain, et des Regtech (ces empires qui se construisent sur la gestion des réglementations financières). Ces start-ups, dont certaines ont connu un succès tellement rapide qu’elles n’en sont déjà plus, marquent la fin des métiers autour du simple payement et financement, en forte baisse voire obsolètes, et offrent à tout investisseur un tant soit peu visionnaires des opportunités prometteuses.

D’après l’étude de KPMG, l’Assurtech représenterait plus de 30% des fonds levés au premier trimestre 2019, tandis que les simples services d’investissement et de financement, traditionnellement considérés comme les meilleurs créneaux, représentent moins de 25% des investissements. Les services de paiement, même s’ils leur manquent l’ambition et la nouveauté d’une néo-banque ou d’une nouvelle technologie, restent la base stable du système bancaire et attiraient plus de 30% des investissements. Les néo-banques numériques sont stabilisés aux environs de 10 %.