Devenir auto-entrepreneur : faire un pas dans le monde du business

De nos jours, plusieurs personnes commence à s’intéresser au monde de l’auto-entrepreneuriat. Mais rares sont ceux qui connaissent les démarches à suivre pour obtenir le statut d’autoentrepreneur. Cet article va les aider à découvrir la procédure qu’ils doivent respecter pour atteindre cet objectif. Elle peut se décomposer en 3 étapes principales. Mais auparavant, il serait utile de connaître pourquoi il est intéressant d’avoir le statut d’autoentrepreneur.

Pourquoi devenir autoentrepreneur ?

Il faut savoir qu’en France, toute personne physique peut en principe devenir autoentrepreneur depuis le 1er janvier 2009. Ce qui signifie qu’elle peut exercer une activité qui lui procure des revenus complémentaires. D’ailleurs, ce régime convient parfaitement pour les activités :

  • Commerciales,
  • Libérales,
  • Ou artisanales.

En d’autres termes, il est tout à fait possible d’exercer en micro-entrepreneur tout en étant salarié dans une entreprise. Toutefois, il existe un certain nombre d’activités et de professions réglementées qui vous ne pouvez pas exercer sous le statut d’autoentrepreneur. Par ailleurs, ce dernier vous fait bénéficier d’un régime fiscal et social très avantageux. Sans oublier qu’il est possible d’obtenir une aide auto entrepreneur pour ceux qui décident de franchir le pas ! En même temps, vous pouvez profiter d’un financement de la part de différentes entités pour vous aider à vous lancer. Il est maintenant temps de découvrir la procédure à suivre pour l’obtention de ce fameux statut.

Étape n° 1 : déclarer le début des activités

Le premier pas vers la constitution du dossier de votre microentreprise consiste à déclarer le début de l’activité de celle-ci auprès de l’administration. Ce qui signifie que vous allez informer les autorités fiscales et sociales de l’existence de votre projet. Vous devez constituer un dossier comprenant une déclaration de non-condamnation, un justificatif de domicile, l’identité de l’autoentrepreneur, la nature de l’activité, le régime social et fiscal choisi, et l’adresse de correspondance. Dans l’éventualité où l’autoentrepreneur est salarié, il lui faut suivre le régime général de la Sécurité sociale. Dans le cas contraire, il sera soumis à la CIPAV ou au régime des indépendants, selon le type d’activité qu’il exerce.

Étape n° 2 : domicilier l’entreprise

La réglementation exige que la déclaration de l’autoentrepreneur comprenne une adresse physique. Logiquement, cette domiciliation diffère du lieu où vous exercez votre activité. C’est pourquoi cette domiciliation peut prendre plusieurs formes. D’un côté, vous avez la domiciliation commerciale à domicile où le domicile de l’entrepreneur lui sert également de lieu de travail. De l’autre côté, il y a le centre d’affaires ou la pépinière d’entreprise. Dans ce cas, un prestataire loue des bureaux et propose en même temps d’autres services. Par ailleurs, vous pouvez opter pour la société de domiciliation qui vous permet de gagner un temps précieux tout en réalisant des économies. Enfin, il est possible de louer un local commercial, avec toutes les charges qui en découlent.

Étape n° 3 : immatriculer l’autoentreprise

Il faut souligner que les frais d’immatriculation d’une autoentreprise sont gratuits. Cependant, elle est obligatoire dès qu’il s’agit d’une entreprise individuelle. Dans le cas d’une activité commerciale, vous devez déposer votre dossier d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Alors que pour une activité artisanale, c’est vers le Répertoire des Métiers (RM) que vous devez vous tourner. En tout cas, cette immatriculation de fait de manière automatique après la déclaration de la création d’activité. Enfin, vous devez savoir qu’il est possible de bénéficier d’un financement pour lancer votre projet. Il s’agit notamment de l’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise (ACRE), de l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE), du Nouvel Accompagnement à la Création ou la Reprise d’Entreprise (NACRE), et des prêts d’honneur.